NFT en BtoB, mirage ou oasis ?

Le BtoC est fasciné, quid du BtoB ?

Le Journal Du Net a publié la tribune de Jean-Paul CRENN consacrée aux NFT dans les relations inter-entreprises.

NFT en BtoB, mirage ou oasis ?

Certains diront que les NFT ne sont qu’une mode, d’autres que l’avenir se tient dans les métavers et les cryptomonnaies.

Ces tokens « non-fongibles », permettant d’identifier des objets virtuels originaux, intriguent, et le marché BtoC semble déjà conquis. Artistes et marques y évoluent largement afin de réaliser des créations uniques, dont les heureux acquéreurs s’arrachent la propriété. L’objectif : être le propriétaire d’un bien unique générateur de convoitise.

En bref, un effet Rolex virtuel.

Le BtoC est fasciné, quid du BtoB ?

Comment en est-on arrivé à cette situation ? Le problème dans le BtoC demeure dans le fait de garder l’attention du marché pour continuer à croître et à exister. Cela est d’autant plus problématique lorsque notre entreprise est valorisée 1000 Mds $ et qu’il faut continuer à faire croître cette valorisation. Les MAMAA (ex-GAFAM) se voient ainsi contraints de trouver des alternatives pour continuer à capter le temps des utilisateurs et, imaginés depuis les années 90, les mondes virtuels sont désormais réalité. Immergés par ces univers alternatifs, les MAMAA et autres plateformes capitalisent ainsi sur le temps des utilisateurs avec les NFT : grâce à un mode de paiement et la valorisation d’objets digitaux. Le premier usage fut d’ailleurs pour le jeu CryptoKitties dans lesquels les joueurs pouvaient échanger et vendre des chatons virtuels dont le plus cher s’est vendu 170.000 dollars. Finalement, les utilisateurs constituent une nouvelle fois les dindons de la farce, et cela ne semble poser aucun problème à personne.

Après avoir connu quatre années de tâtonnement, les NFT ont poursuivi leur irrésistible ascension en 2021 auprès du grand public et font désormais partie du paysage numérique.

Acquise pour le BtoC, il n’empêche que la virtualisation reste intéressante pour le BtoB et existe déjà d’une certaine manière, notamment avec le concept de jumeau numérique et de la conception assistée par ordinateur. Depuis quelques mois, les géants Shopify, eBay, mais aussi des industriels tels que Stellantis s’intéressent de près aux NFT, pour la simple et bonne raison que les NFT permettent de façonner et de suivre chaque pièce, actifs, objets à leur guise et de façon immuable…

Stratégiquement, cela peut permettre de fédérer mais surtout de prendre l’ascendant sur une filière ou un secteur d’activité.

Celui qui maîtrise l’information ou qui fait utiliser ses propres standards établit un rapport de force positif sur son marché. 

Dans le cadre d’une économie circulaire cela est également particulièrement fructueux. Grâce au traçage de la vie de chaque chose, leur authenticité peut être certifiée et les usages frauduleux limités. 

Les NFT sont donc encore peu attrayants pour les acheteurs professionnels, mais à l’heure où ceux-ci captent le marché BtoC de long en large, toute entreprise devrait se poser la question de leur utilisation. Sans se lancer de façon béate, une réflexion sur l’utilisation des NFT s’impose. Preuve en est, peu à peu les plateformes spécialisées dans les NFT s’emparent de ce marché, afin d’accompagner toutes les entreprises dans leurs créations et ventes.

Affaire à suivre.

Pour accéder à l’article complet sur le JDN, c’est ici.

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