Où sont vos Segments Personnalisés ?

Dans une « économie de l’attention », ce qui est rare ce n’est pas l’argent, c’est l’attention du marché pour votre information, votre offre.

L’un des premiers chercheurs à formuler ce concept est Herbert Simon ;

« Dans un monde riche en information, l’abondance d’information
entraîne la pénurie d’une autre ressource : la rareté devient ce qui est
consommé par l’information. Ce que l’information consomme est assez
évident : c’est l’attention de ses receveurs. Donc une abondance
d’information crée une rareté d’attention et le besoin de répartir
efficacement cette attention parmi la surabondance des sources
d’informations qui peuvent la consommer »


— Simon, H. A. « Designing Organizations for an Information-Rich World »



Vous vous rappelez sûrement du discours
de Patrick Le Lay qui, parlant du modèle économique de TF1 affirma « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible ». 

Il parlait de l’économie de l’attention.
 
Cela signifie qu’avant d’espérer vendre nos produits ou services sur Internet il est nécessaire de capter cette attention.


D’où la nécessité d’inclure dans nos KPI opérationnels, que nous suivons via nos Objectifs et autres Entonnoirs de Conversion, des indicateurs nous permettant d’évaluer notre capacité à capter l’attention de nos visiteurs.


Le premier d’entre eux est bien sûr le taux de rebond de nos PROSPECTS sur notre site.


Car il est absolument nécessaire de distinguer les CLIENTS des NON CLIENTS dans nos outils d’analyse tels Google Analytics ou AT Internet.


Capter l’attention de personnes qui vous connaissent est plus facile à faire que de capter celle de personnes qui ne nous connaissaient pas il y a 5 secondes. Leur comportement sur notre site n’aura également rien à voir avec celui des autres visiteurs. 

Ne pas distinguer ces deux typologies de visiteurs nous réduit à visualiser des données agrégées, des moyennes… qui ne signifient rien.


Car, comme l’avons appris il y a bien longtemps, la moyenne est l’arbre qui nous cache la forêt. Il est alors nécessaire d’aller au-delà, en la « déconstruisant », en l’associant à d’autres types de données telles l’écart-type, la visualisation des quartiles…


Pour une analyse pertinente de notre visitorat, de notre capacité à capter leur attention, il nous faut alors AU MOINS mettre en place des SEGMENTS PERSONNALISES dans nos outils Analytiques.


Car, comme le dit Avinash Kaushik, référence (justifiée) de l’analytique, « Les données agrégées, c’est de la m… ».


Il a bien raison.

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