Eye-Tracking : pourquoi vous pouvez vous en passer

J’ai retrouvé une vieille video (3 ans !) de mon idole: Steve KRUG !

L’auteur du célèbre « Don’t Make Me Think », le meilleur ouvrage que je connaisse sur l’utilisabilité.

Si vous ne l’avez pas visionnée, n’hésitez pas, vous ne perdrez pas votre temps (oui, c’est en anglais, je sais).

Steve KRUG nous y explique pas mal de choses et avant tout il désacralise le test utilisateur.

En effet il n’est pas nécessaire d’avoir un système d’eye-tracking ou de miroir sans tain avec vidéo pour obtenir des résultats.

Tout au contraire !

Car ce qui compte c’est de détecter les 2 ou 3 « gros » problèmes du site. Cela prendra déjà bien 2 ou 3 mois pour les « régler ».

Puis de refaire une série de tests pour détecter les 2 ou 3 problèmes suivants…

Il est alors essentiel que le processus face partie intégrante de votre organisation (comme vos achats de mots-clefs d’ailleurs).

Tout comme vous regardez régulièrement vos stats, vous faites régulièrement des tests utilisateur.

Ce sera par exemple 1 test utilisateur une fois par mois. Ils ne dureront qu’1/2 journée. Pas de rapport, pas de liste interminable de points d’amélioration, juste 2 à 3 points à « résoudre ». Ce qui est déjà bien assez.

– 3 ou 4 utilisateurs, pas de ciblage sophistiqué pour les recruter.

– pour la vidéo, Camtasia.

Se centrer sur les points qui posent des problèmes sérieux c’est-à-dire si :

– Les utilisateurs ne réussissent pas à atteindre leur objectif,
– Ils abandonnent la navigation sur le site en étant frustrés.

Problèmes qui affectent au moins 3 utilisateurs sur les 4.

On  ne doit pas traiter plus de 2 ou 3 points. Sinon, au vu de l’ampleur de la tâche, elle ne sera pas réalisée.
Les solutions doivent être également simples à mettre en oeuvre : il vaut mieux une solution imparfaite à pas de solution du tout (ou très chère  mise en oeuvre dans 1 an).

Le processus est alors itératif : tester, améliorer, tester.

C’est ce processus qui est clef. Mieux vaut viser une solution imparfaite demain à une solution parfaite (si elle existe…) peut-être après-demain.

Devez vous les faire vous-même ou les faire faire ? Prenez un bon prestataire si vous avez les moyens de faire faire plusieurs tests, sinon faites les vous-même.

Car ce qui compte, au-delà de la qualité des tests, c’est d’en faire et d’en faire régulièrement : on apprend toujours beaucoup en observant puis en questionnant les utilisateurs.

Et l’eye-tracking ? Non merci : soit trop cher soit pas assez pour être crédible.

Pour le plaisir, quelques zones chaudes d’eye-tracking :

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