De la nécessité de l’empirisme pour le e-Commerce

Quand je reviens d’une manifestation consacrée au e-Commerce, je suis souvent un peu énervé.
Pourquoi ?
Parce que la plupart des thèmes abordés sont de la poudre aux yeux.
Et, le pire, c’est qu’ils rencontrent un grand succès auprès d’un auditoire subjugué.

Prenons le cas d’Henri Kaufman.
C’est un excellent orateur.
Il vous vante aujourd’hui Twitter, comme il vous faisait rêver hier avec Facebook, avant hier avec Second Life, avant avant hier avec le Web 2.0. A chaque fois une nouvelle révolution.

Une par an en fait.

Mais tout cela permet-il de vendre plus et mieux sur Internet ?

Quand je regarde les chiffres et les faits, je me rends compte que l’impact est, souvent, de faible à négligeable. Avec des ROI désastreux.
Il existe des exceptions, comme toujours. Voyez la communauté ASOS sur Facebook.
Bien sûr, quand on a déjà optimisé tous les leviers, pourquoi ne pas mener ce type d’action.

Je comprends qu’il soit plus « sexy » de faire rêver. Et que tout un chacun aime se faire raconter des histoires. On se croirait alors dans le milieu de la pub des années 80.

Mais, AMHA, ce n’est pas ainsi que l’on réussit son plan de développement sur Internet.

Quand je croise des consultants ou des spécialistes Internet, nous avons là un bon sujet de conversation et nous faisons tous le même constat : le « marché » est demandeur de nouveautés, de rêve, de théories agréables et valorisantes.
Du coup, les démarches empiriques, basées sur le questionnement, la remise en cause des préjugés, l’analyse des faits et des chiffres, apparaissent comme bien besogneuses.
Dieu merci, certains DG ou Directeurs d’enseigne se rappellent encore qu’ils seront jugés sur les résultats. Et Webcolibri a toujours des clients.

Je vous laisse, il faut que je prépare mon intervention au NORD IT DAYS de jeudi prochain (18 mars 2010). J’interviens sur le Thème :
Rupture majeures: Comment mettre en oeuvre une stratégie gagnante d’e-commerce en 2010 ?

– Social shopping, où en est on vraiment dans la prise de pouvoir des consommateurs sur les produits d’un e-commerçant ?
– Les réseaux sociaux : Facebook, Twitter… vont-ils vraiement révolutionner le business des sites e-commerce ?
– L’ergonomie est-elle encore un enjeu en 2010 ?

– Quels sont les priorités pour exploser ses ventes et obtenir un ROI à la hauteur de ses espérances ?

Je vais pouvoir me défouler !

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