DEVCOM RHONE-ALPES (3 et fin…)

Suite et fin des compte-rendus des conférences auxquelles j’ai participé sur Lyon dans le cadre du cycle e-Commerce.
A mes côtés Cédric d’InternetVista (avec qui j’ai animé une conférence e-commerce sur Lille), Marie Tissier de Bonne réponse (Relations Presse, Relations Publiques) et Gérard Haas, du cabinet d’avocats Haas.
La conférence est animée par l’inénarrable Marc-Lionel Gatto.
Comme me le fera reproche à juste titre une personne de l’assistance à l’issue des débats, c’est autour de la « mauvaise réputation numérique » que vont se centrer les échanges.
Que voulez-vous, avoir un avocat parmi les orateurs influe sur les sujets traités !
Une synthèse des points évoqués :
– Nécessité/obligation de réaliser  une veille sur les noms de sa société, ses noms de marque, les noms des dirigeants. Outils: le plus simple: Google Alertes, ou Giga Alerts.
– Facebook: relève de la vie privée (si page personnelle). En cas de dénigrement… il y a prescription 3 mois suite à la publication des documents (d’où la nécessité d’une alerte…)
– Pour les entreprises, la législation est différente. Il est toujours nécessaire de mettre en place une veille afin de pouvoir détecter par exemple des opérations de dénigrement. Il existe un droit de réponse mais, comme le souligne Maître Haas, le remède peut être pire que le mal – J’ai un exemple tout récent concernant les Laboratoires Fabre et du Paraben. J’y reviendrai lors d’un autre post – L’exemple d’Unilever, destabilisé par une guerre de l’information sur Facebook, a apporté de l’eau au moulin de Maître Haas et celui de Marie Tissier, dont le métier est, entre autres, de gérer la communication de crise. Autre cas présenté, celui de Direct Assurance, victime d’un chantage.
Dans tous les cas, il faut envoyer une lettre recommandée à l’hébergeur et à l’éditeur du site signifiant votre préjudice (atteinte à votre honneur…) car, si vous ne réagissez pas de cette manière, vous ne disposerez plus d’aucun recours juridique.
Le mot de la fin : Le droit à l’oubli n’existe pas sur le Web.
La preuve, tapez « Direct Assurance » sur Google et qu’y voyez-vous en troisième ligne ?
J’intervenais avec deux personnes sérieuses dans le domaine du référencement naturel (ce qui est bien rare et mérite donc d’être souligné !) : Yves Weber de Brioude et Jean-François Longy de Cybercité.
Comme toujours, les thématiques de référencement naturel amènent toujours beaucoup de monde: la salle est comble.
Une synthèse de la conférence :
4 axes de réussite pour le référencement naturel : identification du marché, définition de l’univers sémantique, optimisation des contenus, netlinking.
– Si les 3 premiers points font l’objet de toutes les attentions, aidés en cela par l’optimisation des plate-formes CMS et e-Commerce de dernière génération (Drupal, Magento et consors…), le netlinking est, lui, beaucoup moins pris en compte. C’est donc à ce niveau que doivent porter les efforts car c’est bien là que se fera la différence avec la concurrence.
Il existe deux types de netlinking : le netlinking « classique », autour des mêmes tendances sémantiques que le site et le netlinking autour des réseaux sociaux et des communiqués de presse. Le fait de procéder à des opérations de netlinking de façon récurrente peut permettre de prendre de l’avance face à ses concurrents.
Comment générer les liens externes nécessaires au netlinking ? Tout d’abord contacter les sites appartenant au même univers sémantique, éviter les fermes à lien ainsi que les échanges strictement réciproques (préférer en ce cas des échanges à 3). Des articles peuvent être « sponsorisés » auprès de bloggers (contre 10 à 15€). Dans tous les cas les liens doivent être contextualisés et pouvoir intéresser l’internaute.
– La video ? intéressante mais peu « ROIste » dixit Yves Weber.
– Fort intérêt pour la recherche géo-localisée (utilisation de Google Maps)
– Les tendances du référencement naturel sont contradictoires : multiplication des supports (« référencement universel ») avec les réseaux sociaux, la video… mais en parallèle, les premières pages de réponse sur le moteurs deviennent de plus en plus prééminentes. Car s’il y a quelques années de cela une première page de résultat présentait de 10 à 15 liens, elle propose actuellement entre 20 et 40 liens avec de la géo-localisation, des images… l’internaute a alors une forte propension à trouver « chaussure à son pied » dès celle-ci.
Référencement payant : un excellent complément au naturel. Mais avec une optique différente (optimisation, actualité…).
Réseaux sociaux : il est important de les utiliser, que ce soit en termes de contenus ou de liens. Une divergence d’appréciation entre Yves Weber et Jean-François Longy : Yves considère en effet que les réseaux sociaux sont aussi importants que l’était le référencement naturel il y a 10 ans. Au-delà de la logique ROIste (décidément Yves aime ce néologisme), l’internaute gardera une image positive de la marque suite à son exposition à celle-ci via un réseau social. Jean-François, de son côté, pense que les investissements ne sont pas en rapport avec le retour sur investissement. Les réseaux sont alors plutôt à aborder dans le cadre d’une politique de communication. Et par-delà s’adressent en premier lieu à des grands groupes et non à des PME. De mon côté, je mets en avant, par le biais des expériences de mes clients Collégien et ASOS, le fait que l’utilisation de ces réseaux dépend plus fortement des cibles que des tailles d’entreprises. Enfin nous avons tous les trois souligné que Facebook est, soit, aussi puissant que Google, mais sur des contextes différents. D’où la nécessité d’approches différenciées.
BtoB : suite à une question de la salle sur l’intérêt de portails tels que l’Usine Nouvelle, Jean-François Longy a mis en avant la nécessité de procéder à des tests et de mesurer les résultats (par exemple coût du contact). D’une façon générale les résultats sur ce type de support s’avèrent décevants . Enfin nous avons enterré en première classe Pages Jaunes : peu d’audience, peu de transformation. Toujours à propos du BtoB, Jean-François a présenté une belle métaphore : la prospection sur Internet est comme l’orpaillage ; il faut tamiser beaucoup de sable pour avoir une chance de trouver une pépite. Bien vu !
Jean-Paul Lieux de DOLIST m’accompagne pour animer cette conférence et je fais  connaissance de Frédéric Canevet. Une personne très impliquée, que dis-je, passionnée par Internet et les réseaux sociaux : superbe !
Voici la présentation de Frédéric qui servit de support à la conférence (merci Frédéric) :
Réseaux Sociaux                                                              
Avec Jean-Paul Lieux, nous mettons en avant le fait que l’e-mailing complète l’action sur les réseaux sociaux. Je souligne enfin qu’un fichier d’adresses e-mail est un actif bien plus stable et maitrisable qu’une liste de fans sur Facebook.
Fin de la journée.
Un peu fatigué.
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