Grandeurs et limites du « Social Commerce »

L’utilisation des réseaux sociaux pour promouvoir son site de e-commerce, voici quelque chose de bien tentant…

Mais ça ne marche pas !

Ou du moins c’est loin d’être simple et les résultats sont loin d’être garantis.

Il n’y a que les les agences de com’ (« com' » comme « commission sur les achats d’espace » :-)) ou les agences de web marketing (vous savez, les agences web qui ont compris qu’en enfumant leurs clients avec du web 2.0 elles feraient plus de marge qu’en faisant correctement des sites… tiens elles ne parlent plus de web 2.0 ces derniers temps !) qui recommandent de mettre des bannières au CPM sur les réseaux sociaux (ou ailleurs).

La raison pour cet engouement : le ciblage est meilleur.

Or c’est faux ! Les utilisateurs des réseaux sociaux y vont pour voir leurs amis, pas pour regarder la pub. Au contraire, toutes les études montrent qu’ils ne supportent pas la pub dans ce contexte, surtout si elle semble utiliser les données les concernant.
D’ailleurs les CTR des annonces sur les réseaux sociaux sont encore pires que ceux des annonces sur les sites de contenu (on se retrouve dans le même cas que les pubs en pop up: qui les regarde ?)

Mais comment est-ce qu’on arrive à bénéficier du bouche à oreille sur Internet ?

Car la recommandation de services et produits est courante sur les réseaux. Mais pas quand elle est vue comme intéressée ou publicitaire (je reviendrai un jour sur le cas Zlio qui est une véritable pantalonnade dans le genre. Mais pourquoi donc personne ne dénonce cette absurdité qu’est zlio ?).

On voit dans les diverses études sur le sujet que la recommandation, l’avis d’un pair, a un « poids » supérieur aux avis de la publicité (of course) et de la presse « spécialisée » (ah ?). L’internaute va alors faire confiance a des inconnus qui ont donné leur avis sur Amazon et dont les goûts semblent similaires aux siens.

L’UGC (User Generated Content: contenu généré par les utilisateurs, dont est dérivé le CGM: Consumer Generated Media, Media Généré par les Consommateurs (MGC ?)) devient alors clef pour le consommateur dans son processus d’achat sur Internet.

Car il ne faut jamais perdre de vue qu’Internet est AVANT TOUT une source d’information.

Bien sûr, ce MGC / CGM / UGC (ceux qui suivent encore et ont compris sont méritants – moi j’ai du mal) est généré par une poignée de personnes se positionnant comme leader d’opinion sur un sujet donné(l’UGC, comme par exemple Wikipedia, n’est en fait produit à 90% que par une poignée de personnes).

Avec des amis qui vous recommandent des produits et des services, on passe alors du « commerce » au « social commerce » comme on le dit en franglais. Mais en y réfléchissant un peu, on revient en fait à la base du commerce, qui est avant toute chose une conversation.

Alors comment faire en sorte que des internautes citent votre site de e-commerce, vos produits, dans l’application de Facebook baptisée MyFaveThings, dont l’objet est de mettre en avant les produits que l’on vient d’acheter ou qu’on souhaite avoir?

Quelques éléments de réflexion:

– N’achetez pas de bannières en CPM: ça ne sert à rien – Le display c’est mort –

– Faites en sorte d’être utilisé/acheté/favorisé par des leaders d’opinion (comment ? par exemple en proposant des informations / services avant tout le monde car ils en sont friands)

– Soyez en veille sur ce qui se dit/s’écrit sur vos services, produits et répondez-y, directement ou indirectement

– Pourquoi pas une page sur Facebook pour votre fan club ??? mais ayez le courage d’accepter les critiques négatives… et parfois le chantage ZEN 🙂 ZEN

– Proposez des widgets ayant une véritable valeur ajoutée (ça j’y reviens la semaine prochaine avec un exemple, c’est promis, mais avant je ne peux pas).

Et ne misez pas toute votre com’ sur les medias sociaux.
Car personne ne peut vous garantir que ça marchera et les flux sont relativement peu importants.

Le plus efficace/sûr c’est encore d’être trouvé sur Google, sur les bonnes requêtes. Et si possible qu’il y ait aussi quelques commentaires positifs dans le référencement naturel… ça aussi ça se travaille.

Dernier point: ayez un excellent produit et un excellent service. Si ça n’est pas suffisant, c’est absolument nécessaire (c’est évident mais ça va encore mieux en le disant).

Ce billet a été librement inspiré par cet article: Social Commerce: In Friends We Trust

Par ailleurs, un article sur l’Atelier sur les conclusions d’une étude IDC sur le sujet (je ne rentrerai pas sur les distinguos subtils entre réseau et réseautage… : Les internautes adeptes du réseautage sont peu réceptifs à la publicité.

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